@DPO_News @cyberisques @jpbichard #GDPR Etude Sophos: les entreprises françaises mieux préparées à la mise en place du RGPD que les organisations britanniques

Communication Corporate : Sophos 15 juin 2017

 

 

Etude Sophos: les entreprises françaises mieux préparées à la mise en place du RGPD que les organisations britanniques

 

Infos complémentaire: section BONUS en fin de publication

 

· La France ouvre la voie en matière de prise de conscience, avec 30 % des décideurs informatiques qui considèrent que le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) est leur première priorité, contre 25 % au Benelux et seulement 6 % au Royaume-Uni.

· Près de la moitié des entreprises françaises admettent ne pas mesurer pleinement toutes les conséquences financières d'une non-conformité au RGPD. Cette proportion est identique au Benelux, mais monte à près des deux tiers au Royaume-Uni.

· Près d'une entreprise sur cinq (17 %) à travers la France, le Benelux et le Royaume-Uni admettent que leur organisation pourrait fermer si elle devait être condamnée à payer l'amende maximale prévue par le Règlement, et 39 % pensent que cela pourrait entraîner des licenciements.

· 66 % des entreprises en France et au Benelux sont plus préoccupées par la sécurité des données suite au Brexit.

· 26 % des entreprises britanniques admettent qu'elles n'ont pas une vision claire sur les tâches à accomplir pour se conformer au RGPD ou pensent qu'elles n'auront pas à le faire en raison du Brexit.

Sophos a dévoilé aujourd'hui une étude sur l'impact du RGPD sur les entreprises en France, au Benelux et au Royaume-Uni. L'étude, menée par Vanson Bourne, a impliqué 625 décideurs informatiques, dans quatre pays et a constaté que le Royaume-Uni était loin derrière la France, la Belgique et le Luxembourg, en ce qui concerne la préparation au RGPD.

Le chiffre le plus préoccupant révélé par l'étude indique que 54 % des entreprises n'ont pas pleinement conscience des amendes associées au RGPD. Les organisations qui ne se seront pas en conformité avec le RGPD seront exposées à de lourdes peines, pouvant aller jusqu'à 20 millions d'euros ou encore 4 % de leur chiffre d'affaires global. Près de 1 entreprise sur 5 (17 %) interrogées admettent que, si elles étaient condamnées à payer une amende, leur société fermerait. Ce nombre passe à 54 % pour les petites entreprises comptant moins de 50 personnes. En plus d'une fermeture, 39 % des décideurs informatiques interrogés révèlent que les amendes entraîneraient également des licenciements au sein de leurs organisations.

Malgré ce risque, seulement 6 % des entreprises britanniques voient le RGPD comme une priorité, par opposition à la France (30 %) et au Benelux (25 %). Plus inquiétant encore, 20 % des sociétés britanniques considèrent le RGPD comme une priorité faible, un nombre beaucoup plus élevé par rapport à la France avec 8 %, et le Benelux, 11 %.



L'Europe est-elle prête pour le RGPD ?

Près d'une entreprise sur cinq prétend déjà être en conformité en France (19 %) et au Benelux (18 %), mais encore une fois, le Royaume-Uni occupe la dernière place avec seulement 8 % déclarant actuellement être conformes.

« Se préparer pour le RGPD est un long processus et si les régulateurs montrent qu'ils sont prêts à infliger le maximum d'amendes à partir de mai 2018, les entreprises regretteront sérieusement de ne pas être conformes », déclare John Shaw, vice-président, Product Management Enduser Group, Sophos. "55 % des organisations ne sont pas totalement convaincues qu'elles pourront être prêtes à la date butoir. Avec seulement un an pour réagir, les priorités en matière de sécurité informatique pour les entreprises devraient porter sur les principales causes de pertes des données et les mesures essentielles à prendre : s'assurer que les systèmes d'exploitation et les applications soient bien mis à jour, faire en sorte que les données sensibles soient chiffrées et éduquer tous les employés sur les risques de phishing et autres attaques d'ingénierie sociale. »

Toutes les entreprises européennes se préparent lentement au RGPD, et déjà 42 % pensent qu'elles seront définitivement prêtes d'ici mai prochain, mais il reste encore beaucoup d'actions à mener :


· Seules 42 % ont recruté un délégué à la protection des données, un nombre beaucoup plus faible que prévu.


· Actuellement, seule la moitié des entreprises ont mis en place des mesures pour s'assurer que les personnes dont les données ont été collectées ont effectivement donné leur consentement à cette collecte.


· 44 % ont mis en place des procédures pour supprimer des données personnelles dans le cas d'une demande d'application du « droit à l'oubli », ou si un individu s'oppose au traitement de ses données.


· Moins de la moitié (45 %) sont en mesure de signaler une violation de données à caractère personnel dans les 72 heures suivant sa découverte.



Qui est en responsable ?

Pour 70 % des entreprises, c'est le service informatique ou l'équipe de sécurité informatique qui prend la responsabilité de la conformité au RGPD. Il est intéressant de souligner que seulement 4 % des équipes juridiques et 13 % des membres du comité de direction sont responsables de la mise en œuvre. Ainsi, une grande pression est mise sur les équipes informatiques, avec de nombreux décideurs qui précisent que le manque de sensibilisation des décideurs clés explique partiellement que certains protocoles ne sont pas encore en place, comme celui permettant de signaler une violation de données à caractère personnel dans les 72 heures qui suivent sa découverte, un aspect essentiel de la conformité au RGPD.

La bonne nouvelle est que 65 % des organisations ont une politique de sécurité des données en place, et

98 % l'ont ou sont actuellement en train de mettre en place un plan officiel pour les employés, décrivant quelle est la politique de sécurité des données et ce qui est attendu des employés lorsqu'ils traitent des données personnelles. Cela montre que les entreprises font des progrès dans la sensibilisation à la sécurité des données sur le lieu de travail, et encouragent les employés à prendre cette question au sérieux.



Confusion dans le contexte du Brexit

Malgré le Brexit, le Royaume-Uni devra quand même se mettre en conformité avec le RGPD. Cependant, l'étude a mis en évidence que de nombreuses entreprises britanniques pensent qu'elles en sont exemptes compte tenu du Brexit. 26 % des organisations britanniques reconnaissent que depuis l'annonce du Brexit, elles n'ont pas une bonne compréhension de ce qu'il faut faire pour se mettre en conformité, ou pensent que ce n'est plus nécessaire. Cette fausse théorie risque de faire rater la date butoir à de nombreuses organisations et les exposer à de lourdes amendes.

L'impact du Brexit ne s'arrête pas au Royaume-Uni. 66 % des entreprises en France et au Benelux admettent être très ou assez préoccupées par la sécurité des données suite au Brexit. Il est clair que le Brexit génère de l'incertitude et de la confusion des deux côtés de la Manche, mais le Brexit ne change en rien la nécessité pour les organisations de se mettre en conformité avec le RGPD avant la date limite de mai 2018.

 

 

BONUS:

https://www.sophos.com/fr-fr/medialibrary/Gated-Assets/white-papers/fr/sophos-eu-data-protection-laws-wpfr.pdf?la=fr-FR

https://www.sophos.com/en-us/solutions/compliance/gdpr.aspx

https://news.sophos.com/en-us/2017/06/14/sophos-wins-big-at-the-sc-magazine-awards-2017/

 

 

@DPO_News @cyberisques @jpbichard #GDPR Cyril Lefèvre SAS: "le « business » GDPR devrait représenter 25% de notre CA en Data Management"

Solution outils GDPR : SAS

Entretien Jean Philippe Bichard  @jpbichard   @DPO_NEWS

 

 

Cyril Lefèvre, Business Solution Manager Data Management SAS:

 

            -  SAS ne proposera pas de services « DPO as a service »

   -  nos outils doivent fournir les preuves des actions engagées

   -  le « business » GDPR data management devrait représenter 25% de notre CA

 

 

 

 

GDPR / RGPD : une approche technique ou juridique ?

Les Deux car la commission EUR demande l'usage d'outils et de process juridiques.

 

 

Le GDPR représente quels changements sur l'offre Data management d'un éditeur ?

Pour SAS, le GDPR ou RGPD ce n'est pas réellement nouveau, il faut juste amplifier les fonctionnalités existantes sur nos plate-formes. Il faut voir le GDPR comme une plate-forme de data management. Reste à savoir si la GDPR sera attaquée parallèlement à une démarche de « compliance juridique » sous un angle technique par les organisations. Exemple : le Droit à l'oubli nécessite pour son application l'usage de certains outils. C'est important puisque les entreprises qui pourront démontrer leur aptitude a effectuer ce process pourront par exemple s'affranchir de « menaces pénales » de type « class action ». En poursuivant cette idée en pratique, un changement d'opérateur télécom pour un client peut s'accompagner d'une demande de « droit à l'oubli » non seulement auprès de cet opérateur mais aussi auprès de l'ensemble des filiales de cet acteur. Pour nous éditeur, çà signifie que nos outils doivent fournir des preuves que les actions engagées se concrétisent.

 

SAS-2017

 

Quelle boite à outils GDPR proposez-vous ?

Une fois que les process sont définis par les métiers, on peut débuter un projet GDPR chez Nous avec les outils SaS Data Management afin d'adresser l'identification de la donnée, leur traçabilité.... Les offres de type SaS Entreprise Gouvernance et SaS federative server viennent compléter les nouvelles exigences contenues dans le GDPR.

 

 

A vous écouter, les solutions techniques SaS contenaient déjà les outils nécessaires à la mise en pratique du GDPR ?

Oui absolument on a déjà les fonctions demandées par la nouvelle réglementation. En fait la loi nous rattrape on était plutôt en OPT-out et le GDPR renforce la partie OPT-in. Dans les deux cas, nos outils autorisent ces process. Il faut comprendre que le GDPR donne une nouvelle façon de travailler sur les données perso.

 

 

Quelle nouvelle façon ?

Si on prend l'exemple d'une demande spécifique du règlement : les limites de 72h00 pour prévenir la CNIL en cas de problèmes, il faut une identification rapide, connaître les données sorties du système... Ce que nous proposons déjà. A partir du moment ou la donnée est bien gérée via une vision 360 degrés, nous pouvons garantir aux clients la protection de leurs données à caractère personnel.

 

 

Toutes les données ?

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Précisons certains comportements d'utilisateurs : BYOD, téléchargement d'applications mobiles, usage « privé » des réseaux sociaux et des services WEB, transferts de données hors entreprises... font que selon plusieurs études, près d'un tiers des données des organisations « échappent » au contrôle d'un SI. Comment pouvez vous remédier à ces absences de contrôle en matière de données à caractère personnel ?

L’enjeu pour Nous consiste a détecter toutes les données structurée ou pas, visibles ou pas.

 

 

C'est le cas ?

Nous y travaillons.

 

Abonnemnt-2017

 

 

Coté services, le « DPO as a service » peut devenir une offre concrète chez les éditeurs ?

Chez SAS nous devons être exemplaires dans la gestion de nos propres données clients, fournisseurs, partenaires... Nous allons nommer un DPO interne. Ce sera un manager de haut niveau. Pour répondre plus précisément à votre question, SAS ne proposera pas de services « DPO as a service ». En revanche, nous sommes axés sur l'idée que le GDPR constitue un avantage concurrentiel pour les entreprises qui seront les premières a offrir une réelle compatibilité avec le règlement EUR. Une meilleure maîtrise de la data donne un client mieux servi.

 

 

Pour un éditeurs tel que SAS, quelle opportunité « Business » représente le GPDR pour l'exercice 2017 ?

La part de business générée par les transactions commerciales propres aux projets GDPR devraient représenter un marché stratégique.

 

Combien ?

25% de notre CA sur la partie Data Management 2017.

Propos recueillis par @jpbichard  @DPO_NEWS

 

Phot-JPB-DPO NEWS

Journaliste IT depuis 27 ans, IHEDN 2005, animateur d'évènements (tables rondes) IT / GDPR, auteur de plusieurs ouvrages, co-fondateur en 1997 du premier média "cybersecurité" NetCost&Security avec Olivier Caleff, Jean Philippe Bichard -@jpbichard - a créé le site de veille  http://cyberisques.com en 2012.

Premier journaliste animateur des « Assises de la sécurité » dans les années 2000, il collabore à différents médias (tech et Eco).

 En complément de Cyberisques NEWS  - gouvernance des risques IT - il crée en 2016 @DPO_Newsconsacré aux projets GDPR (organisationnel, technique, juridique) et à la veille stratégique pour les DPO. 

En plus d'animations (avec compte-rendu immédiat) et d'enquêtes "marché", Jean Philippe rédige de nombreux « white papers » sur les différents aspects du GDPR, des études « business » et autres contenus WEB sur les thématiques Cyberisques / GDPR.

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@cyberisques @jpbichard @DPO_NEWS

 

Etude IDC / ESET: PME 20% affirmentdéjà être conformes

 

Corporate Communication: Enquête IDC pour ESET :

 

 

PME EUR et GDPR: 20% affirment être déjà conformes

Selon l’étude IDC® commandée par ESET®, les petites et moyennes entreprises soumises au Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD – GDPR en anglais) se sentent dépassées et ne disposent pas toutes des moyens financiers leur permettant de sécuriser leurs systèmes d’information, conformément aux exigences du RGPD. Pourtant 20% d'entre elels affirment déjà leur conformité avec le GDPR. 

« La protection des données à caractère personnel des clients et partenaires est primordiale pour les entreprises. Elles doivent prendre conscience de la valeur que représentent ces informations et mettre en place des mesures adaptées pour répondre aux obligations du RGPD. », explique Mark CHILD, Research Manager chez IDC.
Sur les 700 entreprises interrogées, 77% des décideurs informatiques ne sont pas conscients de l’impact du RGPD sur l’activité de leur entreprise ou n’ont même pas connaissance de ce règlement. Parmi celles qui connaissent le RGPD, 20% affirment y être déjà conformes, 59% travaillent à l’être et 21% avouent ne pas du tout être préparés.
Les petites et moyennes entreprises reconnaissent que leur logiciel anti-malware est insuffisant dans l’environnement de menace actuel, et la moitié des répondants ont avoué que ce point était le plus important à améliorer.
Pour ESET, cette étude met en évidence le manque d’information des PME : « un logiciel anti-malware ne suffit pas d’une part à se protéger de l’ensemble des menaces et d’autre part à se conformer au RGPD. Un travail préalable de cartographie des données doit être réalisé afin de maîtriser les accès. En outre, des tests et des audits sont obligatoires. Au vu de la complexité juridique du texte, nous encourageons les PME à s’entourer de professionnels qui vérifieront que toutes les mesures ont été mises en place. Enfin, les entreprises doivent posséder à la fois une solution de protection complète et connue, et des outils de chiffrement et d’authentification », explique Benoît GRUNEMWALD, Directeur des Opérations chez ESET France.
« En 2015, 63% des vols de données sont dus à la vulnérabilité des mots de passe (vol ou crack). Ce constat indique le besoin urgent d’ajouter un facteur d’authentification à la sécurité des appareils. L’anonymisation des données est une option, mais elle peut être détournée par le croisement de diverses sources. Le chiffrement résout ce problème et est d’ailleurs plébiscité par 36% des répondants, mais cette mesure est considérée comme complexe et coûteuse pour la plupart des petites et moyennes entreprises », explique Mark CHILD.

 

#GDPR @DPO_News @cyberisques: Quels sont les éléments requis d'une #AIPD (analyse d'impact) ? Premiers éléments publiés

DPO_NEWS #GDPR en pratique:

 

 

 Quand réaliser une analyse d'impact relative à la protection des

données personnelles ?  

 

 

Une des nouvelles obligations figurant dans le RGPD ou GDPR concerne l'obligation de réaliser - dans certaines circonstances - une “analyse d'impact relative à la protection des données”, en abrégé “AIPD”.

Une AIPD est un processus visant à évaluer les risques liés aux droits et libertés de personnes physiques qui surviennent ou menacent de survenir dans le cadre du traitement de données à caractère personnel, et à évaluer les possibilités de gestion de ces risques. La nouvelle obligation d'exécuter une AIPD soulève d'emblée plusieurs questions pratiques, comme : quand une AIPD estelle obligatoire ? Quels sont les éléments requis d'une AIPD ? Quels acteurs doivent être impliqués dans une AIPD ?

Etude-deloitte-2

 

En règle l’AIPD n’est bligatoire que lorsque le traitement en cause est susceptible d’engendrer un risque élevé pour les droits et libertés des personnes physiques.

Il s’agit d’abord selon elle de tout traitement dont il est vraisemblable qu’ils puissent avoir des conséquences néfastes considérables pour les libertés et droits fondamentaux si l’on ne prend pas de mesures de protection adéquates. Une telle conséquence renvoie en réalité à l’impact de la réalisation du risque : si le risque se produit, la personne concernée serait sensiblement touchée dans l’exercice et la jouissance de ses droits et libertés. Elle renvoie encore ici aux conséquences visées au considérant 75 du GDPR.

Pour elle, le risque élevé en question vise le risque inhérent au traitement, opposé au risque résiduel après prises des mesures de sauvegarde. 

 

Abonnemnt-2017

 

La Belgique s'intéresse à cet aspect du GDPR. Etat des lieux; Pour lire le document: 

  

BONUS:

  https://www.cnil.fr/fr/consultation-reglement-europeen/eivp/quand-mener-une-eivp

 

Lire aussi:  http://cyberisques.com/mots-cles-15/648-dpo-news-cyberisques-jpbichard-gdpr-la-face-cachee-du-gdpr

 

@DPO_News @jpbichard #GDPR Entretien Xavier Leclerc PDG DPMS « Privacy is good for business »

Outils GDPR:  Entretien Xavier Leclerc PDG DPMS

 

« Privacy is good for business »

 

par Jean Philippe Bichard  @DPO_NEWS

Phot-JPB-DPO NEWS

 

La gouvernance des données s'impose comme un enjeu de souveraineté majeur. On le savait. Xavier Leclerc, PDG de DPMS – Data Privacy Management System – le confirme dans cet entretien.

Pour cet acteur, un des tout premiers sur le « marché » des CIL (Correspondants informatique et libertés) professionnel sur différents secteurs de la protection des données en termes de gouvernance (formation, audit, outils de management...) « il est impératif de ne pas laisser au GAFA, des prérogatives sans contrôle sur un gisement de valeur aussi important que les données personnelles. On le sait, au sein de l'entreprise, ceux qui contrôleront l'accès aux données vont naturellement prendre des positions de plus en plus stratégiques. »

« Privacy is good for business » ce slogan, Xavier Leclerc le répète volontiers. Satisfait, il martèle sa « bio » avec plaisir. De ces nombreuses années passées comme CIL puis auditeur et manager avant de prendre la tête de diverses entités et co-fondé l'AFCDP (1), l'homme affiche des certitudes et distribue quelques mauvais points. État des lieux.

 

 

Données-RGPD

 

 

Rôle et positionnement du DPO :

« Tout le monde veut parler des données » et de leur protection en oubliant le rôle des CIL et désormais des futurs DPO. Il faut dire les choses : ces deux postes ne sont pas identiques. Ils permettent même de mesurer les évolutions en matière de protection de données personnelles depuis plus de dix ans (cf section BONUS en fin d'article). Du déclaratif nous sommes avec le GDPR passés à l'obligation voire la sanction pour les contrevenants. Le futur pour les DPO c'est un ticket avec le RSSI lui même proche du DSI souvent présent au COMEX. Le DPO s'assure que le RSSI a mis en place les règles exigées par le RGPD (EIVP, PIA...). C'est un rôle nouveau et seuls 20% des CILs actuels pourront occuper un poste de DPO ».

 

CIL et DPO :

« 20% de CIL qui deviennent des DPO ça peut paraître faible mais il faut connaître la réalité du terrain. Bon nombre de CILs ne remplissent pas leur fonction à 100% de leurs temps par exemple ou encore n’ont pas suivi de formation adéquate. Je dirai qu'ils sont à peine 20% aujourd'hui en février 2017 a exercer pleinement leur mission de CIL, soit réaliser le registre, le bilan annuel, les contrôles de conformité…. D'autres doivent gérer plusieurs entités et organisations. Ce qui me laisse penser que lors de la mise en place concrète du GDPR, les grandes entités de type CAC 40 auront en interne leur propre DPO à un niveau de hautes responsabilités. Les entités plus modestes ou les petites entités administratives telles que des petites municipalités disposeront soit d'un DPO « commun », mutualisé soit d'un « DPO as a service » externalisé sous forme d'auditeurs issus de Big Five, cabinets d'audits spacialisés et cabinets d'avocats. On peut aussi imaginer que les CILs actuels pour certains d'entre eux deviendront des correspondants de DPO qui superviseraient plusieurs entités. Le rôle des futurs DPO c'est de devenir des data managers de haut niveau. Comprenez, je le reprécise parmi les CIL tous ne seront pas appelés à occuper un poste de DPO exigé par le nouveau règlement EUR (RGPD / GDPR). »

 

Directions générales et DPO :

« La fonction de DPO correspond a un métier de plus en plus complexe au carrefour de plusieurs champs de connaissances allant du juridique au technique. Avec les lourdes sanctions qui pèsent sur les directions et secrétariats généraux, un DPO doit impérativement trouver le soutien d'un sponsor présent au COMEX. En effet si les infractions au GDPR génèrent moins de « business » que le coût des amendes certaines pratiques sont à revoir. Un DPO doit être un « diplomate » capable de traiter la protection des données personnelles en intégrant des expertises organisationnelles, juridiques, techniques et en sachant communiquer ! Sa formation doit être sanctionnée par un master comme celui de l'ISEP par exemple, ou une formation certifiante à tout le moins. Cette profession doit être reconnue et j''y travaillerai personnellement.

 

 

Projet GDPR et outils :

« Malgré ce que l'on veut nous faire croire très peu d'outils compatibles GDPR existent pour les futurs DPO. Les data mapping et autres outils magiques ne correspondent pas à ce qu'ils attendent. Ils veulent des outils spécifiques pour tenir leurs registres à jour, réaliser des tâches de gestion de l'accountability, violation de données, suivi des droits et consentements....C'est ce que nous proposons déjà avec l'évolution de notre plate-forme Privacil-DPMS (2) conçue à l'origine pour les CIL. Il faut comprendre qu'on ne déclarera plus auprès de la CNIL les traitements (25 mai 2018). Il ne faut pas réfléchir en termes d'outils informatiques mais de finalité.»

 

Enjeux cachés du GDPR :

«On ne le dit jamais, mais le règlement européen constitue une stratégie subtile de récupération de marchés IT. Les GAFA dominent ces marchés notamment en Europe. En élevant notre niveau d'exigences sur la protection des données personnelles ils se soumettent ou ignorent la zone Europe. C'est aussi simple que cela. Le « privacy by design » est un enjeu économique voire politique et pas seulement sécuritaire ou protecteur. »

Propos recueillis par Jean Philippe Bichard

 

A propos de l'auteur: 

  

Journaliste IT depuis 27 ans, IHEDN 2005, animateur d'évènements (tables rondes) IT / GDPR, auteur de plusieurs ouvrages, co-fondateur en 1997 du premier média "cybersecurité" NetCost&Security avec Olivier Caleff, Jean Philippe Bichard -@jpbichard - a créé le site de veille  http://cyberisques.com en 2012.

Premier journaliste animateur des « Assises de la sécurité » dans les années 2000, il collabore à différents médias (tech et Eco).

En plus de cyberisques  - gouvernance des risques IT - il crée en 2016 @DPO_Newsconsacré aux projets GDPR (organisationnel, technique, juridique) et à la veille stratégique pour les DPO. 

En plus d'animations (avec compte-rendu) et d'enquêtes "marché", Jean Philippe rédige à la demande de nombreux « white papers » sur les différenets facetets du GDPR, des études « business » et autres contenus WEB sur les thématiques Cyberisques / GDPR.

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BONUS :

1 - http://www.cyberisques.com/fr/component/content/article/137-mots-cles-30-reglementation/636-dpo-news-cyberisques-dpo-un-cil-2-0

2 – DPMS : http://dpms.eu/privacil/

2011 est la date de création du code Rome K1903 (Défense et Conseil juridique) incluant le métier de CIL. Plus d’infos ICI.

La « clause du grand-père » : permettre aux CIL qui le souhaitent et qui répondent aux nouvelles exigences d’être confirmés dans leur fonction en tant que DPO, ceci pour capitaliser sur les travaux déjà réalisés et pour assurer la diffusion la plus large possible de l’esprit de la loi.

Rapport européen sur la confidentialité des données par Symantec

http://www.irishtimes.com/business/technology/facebook-case-told-of-us-obstacles-to-privacy-redress-for-eu-citizens-1.2985162

 

 

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